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Bref compte-rendu

de la 3ème Conférence internationale de l’IAPSCC

La IIIe Conférence anti-impérialiste internationale, organisée conjointement par l’IAPSCC et le Parti socialiste du Bangladesh, s’est tenue à Dhaka, capitale du Bangladesh, du 27 au 29 novembre 2011. étaient présents des représentants d’organisations anti-impérialistes, syndicats et partis communistes provenant des pays suivants: Bangladesh, Canada, Égypte, États-Unis, France, Île Maurice, ILPS (Ligue internationale des luttes des peuples), Inde, Iran, Jordanie, Liban, Maroc, Népal, Pakistan, Palestine, RPDC, Sri Lanka, Syrie, Soudan, Turquie.

La première séance, s’est tenue en plein air devant une audience de plusieurs milliers de personnes, membres et sympathisants du Parti socialiste du Bangladesh et d’une certaine ou deux, de camarades venus de l’Inde. À la fin des allocutions, qui étaient essentiellement en bengali et une ou deux en anglais, nous sommes partis en procession/manifestation avec des drapeaux rouges, banderoles, slogans anti-impérialistes etc., dans le centre de Dhaka. Après une bonne heure de défilé, la manifestation s’est terminée à l’endroit où nous étions partis.

L’après midi a été consacré aux interventions des représentants étrangers, donc en anglais: du Worker’s World Party (états-Unis), du Parti communiste unifié du Nepal (Maoïste), du Syndicat des enseignants du Liban. Sont intervenus aussi le Secrétaire général de l’IAPSCC ainsi que le représentant du Comité solidarité afro-asiatique de la RPDC….

Le soir il y a eu un spectacle culturel, exécuté par l’organisation des jeunes du SPB, très impressionnant par la qualité de ses danses et surtout de ses chants. Le chœur était composé de quatre groupes de trois ou quatre interprètes, qui chantaient soit séparément soit ensemble.

Le reste du programme pendant les deux derniers jours, était constitué de plusieurs sessions avec des sujets se rapportant aux attaques économiques, politiques et culturelles de l’impérialisme, et aux tâches qui nous attendaient. Là aussi il y avait un mélange de bengali et d’anglais.

Mon intervention du 28/11 visait essentiellement des organisations et des pays, dont certains délégués étaient présents, pour leur manque de soutien à la lutte pour la défense de la souveraineté - entre autres - de la Libye, et de son gouvernement qui luttait contre l’agression impérialiste et colonisatrice. Bien qu’il n’y ait pas eu de heurts ouverts, le délégué Fédération syndicale des travailleurs du Soudan (affilié à la FSM), Ahmad Abdul Rahman, n’a pas manqué de manifester son hostilité à l’égard de Mouammar Kadhafi. C’est précisément ce comportement de collaboration, avec l’impérialisme, que j’ai dénoncé. Il a également soulevé la question de la condamnation par notre conférence des poursuites intentées par la Cour pénale internationale contre des dirigeants africains. Il aurait été à mon avis plus opportun qu’un autre délégué le fasse; un dont le président n’était pas poursuivi par la même instance. Cela étant dit Ahmad Abdul Rahman aurait bien mérité les félicitations de son président, alors que celui-ci vient de céder la partie sud de son pays aux sirènes de l’impérialisme. C’est le même président Omar al-Bachir qui a vendu et livré Ilich Ramirez Sanchez, «Carlos» aux Français. C’est donc avec un certain mal au cœur, que je me suis cru obligé de soutenir cette proposition.

Mis à part cet incident plus ou moins anecdotique, la Conférence a été un succès, tout d’abord organisationnel, grâce aux militants du SPB, et politique par la présence de toutes ces délégations et plus particulièrement celles du SPB, de la Corée du Nord, du Nouveau parti démocratique marxiste-léniniste du Sri Lanka, du Parti communiste unifié du Nepal (maoïste) et d’autres que j’ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer.

Mes impressions du pays se limitent à Dhaka. Il y a beaucoup de pauvreté dans la rue, sûrement pas autant qu’à Calcutta. Vu de l’extérieur les problèmes sont si énormes que l’on aurait du mal à savoir par où commencer. Nous avons appris que le parlement, et, bien entendu, encore moins la population, n’avaient été informés des traités militaires passés entre leur gouvernement et les États-Unis et même la France, ayant donné lieu il n’y a pas si longtemps à, entre autres,  des exercices militaires – débarquements de quelque 5000 soldats - au Bangladesh. Il paraissait donc évident et nécessaire, qu’en tout premier lieu ils se débarrassent du système néocolonial qui règne avant de pouvoir solutionner fondamentalement les problèmes de la population.

J’ai trouvé les camarades Bengalis très avenants, très ouverts dans leurs conversations, très disciplinés et dévoués.

Je leur souhaite bon courage dans leur lutte.

Alexandre MOUMBARIS

Président de la Nouvelle Association Staline